Bilan 2015/2016 des échouages de mammifères marins dans la Manche

Publié le 15 avril 2017 | Mer & Littoral, Nos travaux |
Depuis le dernier article sur ce sujet, deux années se sont écoulées. Cette présentation concerne les échouages de mammifères marins dans la Manche en 2015 et 2016. La participation du SMEL dans le RNE (Réseau National d’Echouage) est régulière et constante. Hormis quelques impossibilités de déploiement, les sollicitations de l’Observatoire PELAGIS pour se déployer sur les cas d’échouages dans le département de la Manche sont généralement effectuées par les agents du SMEL.


Un bilan national des échouages

Avec son réseau d’urgence en veille continue, le SMEL assure une réactivité immédiate en cas de nécessité (tempête, mortalité, pollution, échouage, …). C’est dans ce réseau que s’inscrivent donc les échouages de mammifères marins.

Grâce à ce graphique nous pouvons afficher le nombre d’interventions du réseau d’urgence depuis sa création. On observe une forte augmentation du nombre d’interventions sur des échouages de cétacés et de phoques depuis 2012, cela correspond à la formation de deux agents agréés pour ces interventions et par conséquent d’une implication dans le RNE plus importante.
En 2015 le nombre d’échouages a été similaire au nombre de 2014. Pour 2016 on voit une augmentation qui reste inférieure au nombre d’échouage observé en 2012.

La participation du SMEL dans le RNE.

Les deux graphiques présentés ci-dessous, permettent de visualiser la participation du SMEL dans le RNE mais également de suivre le nombre d’échouages en fonction des années au niveau National, « régional » façade Manche – Mer du Nord, et local (départements 50 et 14).

Le premier graphique concerne les échouages de cétacés, les dauphins, les marsouins, les baleines ou rorquals, … . On peut voir que la participation du SMEL pour ces échouages reste plus ou moins constante depuis 2012. Et qu’une augmentation des échouages au niveau national ou régional n’impacte pas obligatoirement le nombre d’intervention localement.

Ce deuxième graphique montre les échouages de pinnipèdes, les phoques. Les mêmes observations que pour les échouages de cétacé peuvent être faites.

Les échouages de mammifères marins oscillent au niveau national comme au niveau local. Quelques fois sur des courtes périodes, plusieurs échouages sur une zone peu étendue créent une inquiétude générale. Mais ces observations rapprochées d’animaux échoués morts ne sont pas systématiquement un signe de danger pour les populations. Des autopsies et des prélèvements sont effectués pour tenter d’expliquer la mort des animaux.

Pour contacter le correspondant SMEL de cette étude

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