Syndicat Mixte pour l'équipement du Littoral

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Centre Expérimental
Zone conchylicole - Parcelle n°45
50560 BLAINVILLE-SUR-MER

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Conseil Général de la Manche Communauté Européenne

Smel Info N°4

EDITORIAL


Le précédent numéro de S.M.E.L.-INFO vous présentait les nouveaux aménagements du centre expérimental de Blainville-sur-Mer. Ces installations complémentaires vont être inaugurées prochainement. Après les différentes entreprises qui ont travaillé sur ces bâtiments, c'est toute l'équipe du S.M.E.L. qui a œuvré pour rendre cette enveloppe opérationnelle. Elle dispose désormais d'équipements fonctionnels et indispensables : laboratoires d'analyses et de bactériologie, écloserie, production de phytoplancton. Le laboratoire réfrigéré de même que l'unité destinée aux coquillages filtreurs pourront très bientôt accueillir leurs premiers pensionnaires.

Nous avons en effet souhaité que ces nouveaux locaux soient adaptés à la vocation de service public du S.M.E.L., confirmant la disponibilité du centre de BLAINVILLE-SUR-MER. Tous y seront les bienvenus :

> Les professionnels de la pêche et de l'aquaculture sont toujours accueillis pour organiser des réunions et consulter la documentation.
> Les industriels désireux de faire la démonstration ou la mise au point de matériel destiné à la profession maritime.
> Les scientifiques désireux d'obtenir des renseignements sur les réalités locales.
> Des équipes de chercheurs qui trouvent à Blainville une structure toujours opérationnelle pour mener à bien des investigations de terrain.
> Des stagiaires : Depuis sa création le S.M.E.L. a contribué à la formation de plus d'une centaine d'étudiants le plus souvent de haut niveau.
> Tous les groupes désireux de découvrir les biotechnologies marines.
> Le grand public pourra non seulement découvrir les activités du S.M.E.L. mais surtout la réalité de l'économie liée aux ressources biologiques marines dans notre département.

Depuis sa création le centre du S.M.E.L. a reçu plus de 20 000 visiteurs.

Unité d'expérimentation de biologie marine, le centre du S.M.E.L. de BLAINVILLE-SUR-MER doit en effet être un lieu de rencontre et d'échange en faveur du développement de l'économie de la mer.






CARACTERISATION DE LA PRODUCTIVITE DES BASSINS CONCHYLICOLES


Vu l'importance de la production conchylicole régionale, il est indispensable de pouvoir mettre à disposition des professionnels, de l'administration, des gestionnaires et des scientifiques, des références standardisées sur l'évolution de " l'état de santé " de la productivité des différents bassins. Celle-ci peut être caractérisée par le biais du suivi des performances des animaux en élevage mais également par celui des capacités du milieu lui-même.
Ainsi, conformément aux orientations de l'APEM et à la décision du comité syndical du 7 octobre 1997, deux programmes d'études ont été retenus :

- REMONOR (REseau MOllusque NORmandie):

Présenté dans le SMEL info n° 2, ce réseau régional de suivi de mortalité, de croissance et de la qualité de la production ostréicole est géré conjointement par le SMEL et IFREMER (Laboratoire RA de la station côtière de Port en Bessin). Il a pour but d'acquérir des séries historiques sur la production conchylicole régionale et devrait permettre de mettre en évidence les grandes tendances en terme d'évolution. La double page centrale présente les principales synthèses du suivi 99.

- HYDRONOR (HYDROlogie NORmandie):

S'il est indispensable de connaître l'évolution des animaux élevés, il est aussi très important de disposer de données sur le milieu lui-même. En effet, des mauvais résultats d'élevage (ponctuels ou chroniques) ne peuvent le plus souvent pas être expliqués par le seul suivi des animaux. (dérèglement accidentel ou exceptionnel, évolution naturelle ou liée au développement même des élevages).

Le problème de la mortalité des huîtres en Baie des Veys en est une récente illustration. La mise en place du réseau HYDRONOR va permettre d'acquérir des séries historiques disponibles pour tous sur la qualité physico-chimique de l'eau des bassins de production de même que sur la quantité de nourriture présente dans le milieu naturel.


Le REMONOR : un réseau régional de suivi de croissance des molusques F.Cornette*, J.L. Blin**, M. Ropert*, S. Pacary**, S.Pien**, E.Leganeur*, J. Kopp*, O.Richard**


Mis en place en 1998, REMONOR est le réseau Bas Normand de suivi de croissance et de qualité des mollusques. IL est mené en collaboration entre le synndicat Mixte d'Equipement de Littoral et l'IFREMER. Il est intimenent lié au réseau national REMORA que l'IFREMER a mis en place en 1993.

Il cherche à répondre aux demandes locales des professionnels, des administrations et des scientifiques.

Dans un souci de standardisation des paramêtres mesurés, le protocole de REMONOR et REMORA sont identiques.

Ces résultats permettent d'évaluer les variabilités au sein de chaque bassin, afin de répondre aux problématiques régionales.ce réseau est constitué de 13 stations réparties sur 3 bassins ostréicoles bas Normand. Ce nombre sera susceptible d'évoluer dans le temps pour répondre aux tendances de la production.

Son objectif est d'évaluer les caractéristiques annuelles d'élévage sur deux classes d'âge "juvéniles et adultes" d'huîtres creuses C.gigas. Les lots utilisés ont la même origine et le même historique jusqu'à la mise en élevage.

Cet état de la production est établi par des mesures globales et individuelles permettant le calcul de 4 crières essentiels pour le suivi d'un cheptel:

- La mortalité ( Taux saisonnier et annuel);
-La croissance (gain de poids journalier, taux de croissance saisonnier, taux de croissnace pondérale);
-La qualité (coefficients de longueur, largeur et épaisseur, indice de chair (AFNOR), taux de matière sèche (Lawrence & Scott) et l'indice Polydora);
-Le rendement ( coefficient multiplicateur survie x poids).
Un suivi des conditions du milieu ( la température) est éffectué dans les bassins bas Normand étudiés.

*L'IFREMER : Laboratoire conchylicole de Normandie, port en Bessin.

**SMEL : Centre d'expérimentation aquacole, Blainville-sur-mer

Les suivis de mortalités saisonnières permettent tout au long de l'année de caractériser des anomalies rencontrées par les cheptels en élevage, pour chaque classe d'âge et dans chaque bassin



Le suivi de la croissance saisonnière met en valeur les tendances générales de l'année sur l'ensemble de la région.
On remarque que chaque classe d'âge à une réponse aux variations saisonnière qui lui est propre, en terme de croissance.
Pour cette année, la croissance automnales à été forte. Cependant la croissance annuelles reste moyenne par rapport aux résultats des années précédentes.



Le rendement d'élevage est le coefficient multiplicateur entre le poids total d'un lot d'huître à la mise à l'eau et son poids au relevage. Il tient compte à la fois de la survie et de la croissance du lot.
Il est rapporté à la poche de 200 huîtres de 30 Kg (soit 6Kg).Sa valeur de référence pour l'élevage de 18 mois et de 2.
Ainsi on constate que certaines stations dans un même bassin sont en dessous de cette réference. Malgré ces variations les rendements restent dans la norme grâce à une faible mortalité (hormis les mortalité liées à la mise à l'eau) et des croissances moyennes.
L'année 1999, est une année pour laquelle la mortalité est comparativement équivalente aux autres années, la croissance est moyenne, caractérisée par une "pousse automnale" importante, et de bons rendements d'élevage. La qualité de chair est satisfaisante cependant la qualité de coquille demande à être surveillée.
Le suivi des conditions de milieu devra à l'avenir être complété par la mesure d'autres paramètres : la chlorophylle, l'oxygène, la courantologie.


HYDRONOR


Après une année de calibration, l'acquisition de données relatives à la production phytoplanctonique des bassins conchylicoles a commencé en avril 99. Au cours de cette première année, la quantité globale des micro algues contenues dans les masses d'eau a été déterminée sur le secteur Nord Sienne. L'analyse des premières données montre qu'il n'y a pas des différences significatives entre les sites étudiés. Seul le secteur de la pointe d'AGON semble présenter des résultats supérieurs. Afin de mieux appréhender les processus biologiques, une approche qualitative a été mise en place en complément de l'étude quantitative.

Les différentes espèces de phytoplancton rencontrées seront désormais identifiées. De plus, pour connaître la "qualité" du phytoplancton trouvé dans les masses d'eau, les différents pigments rencontrés sont quantifiés.
D'autre part, les filtreurs n'utilisent peut-être pas uniquement les micro algues qui se développent en pleine eau (pélagiques). Ils peuvent profiter d'aliments ayant d'autres origines telles que les micro algues qui se développent au niveau des sédiments (benthiques) ou encore d'éléments nutritifs en provenance du milieu terrestre. Or, les tissus des organismes vivants sont constitués à partir des éléments extraits des aliments. Ces éléments gardent toujours une "empreinte" caractéristique de l'aliment d'origine. On dispose désormais d'une technique qui permet d'analyser cette "empreinte" et donc d'identifier l'origine des aliments assimilés. Cette technique va être appliquée à des huîtres issues des différents bassins étudiés.
Pour pouvoir recouper toutes les informations, en plus du suivi des quantités de phytoplancton pélagique on déterminera tout au long de l'année les quantités de phytoplancton benthique sur chaque secteur.
Par ailleurs, depuis juillet dernier les secteurs de Lingreville et de Chausey font également l'objet d'un suivi.
Un prochain dossier fera le point sur l'avancement de ces travaux.


VALORISATION ET PROMOTION DES PRODUITS DE LA MER :


Dans le cadre de la collaboration entre le CRPM, le SMEL et Manche expansion, une convention opérationnelle lie, depuis le début de l'année, le SMEL, NFM et le CLPM de l'Ouest Cotentin pour étudier l'incidence des pratiques de pêche et des saisons sur l'évolution de la qualité des praires et des bulots. De mars à juillet, quatre campagnes de pêche ont été menées sur des bateaux granvillais (LE PIRANHA, M'THETIS, JEAN-MARC-CHRISTIAN et CHARLES-MARIE II).
Les premiers résultats confirment que la praire se conserve mieux si elle a subi un trait de drague bref (moins de 20 mn), un lavage et un tri à bord puis un stockage à terre à basse température (moins de 8 °c). Dans ces conditions, la praire dite "de cailloux" se garde plus longtemps que celle "de sable".
Le bulot, quant à lui, se dégradera très vite si toute trace de boëtte n'a pas été éliminée. Il est également préférable de le conserver à basse température (4 °c ou, à la limite, 8 °c). Enfin, le bulot "de pouche", c'est à dire stocké plusieurs jours en mer, offre une très bonne conservation.
Les résultats acquis sont disponibles au centre expérimental.
De nouvelles campagnes seront réalisées en octobre.




ACTUALITE


DU NOUVEAU A NFM

Normandie Fraîcheur Mer a recruté un nouveau responsable : Arnault MANNER. Ingénieur agronome, il a déjà travaillé sur la valorisation des produits de la mer dans une autre région. Il était employé auparavant par la Chambre d'Agriculture de la Manche pour s'occuper de la marque collective "Manche terroirs".
Jérôme QUINQUIS a quant à lui été recruté en tant que qualiticien. Il a été formé à INTECHMER.
Par ailleurs SMEL INFO a le plaisir de saluer la première parution de INFO@NFM l'outil de communication de cette association.

SYNERGIE ET COMPLEMENTAIRE LOCALE

NFM travaillant sur la caractérisation de la moule de pêche a besoin de réaliser des expérimentations. L'association a confié ce travail à un étudiant d'INTECHMER dans le cadre de son stage de fin d'étude et le SMEL assure la logistique et l'encadrement quotidien à Blainville/Mer


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