La décharge de la Samaritaine démantelée

Publié le 11 décembre 2018 | Mer & Littoral, Nos travaux |
L’ancienne décharge sauvage, appelée la Samaritaine à Lingreville (50), était située en bordure du havre de la Vanlée, site classé au titre de la loi du 02 mai 1930 pour la qualité de ses paysages et inscrit au réseau européen Natura 2000 pour les habitats naturels et les espèces qu’il abrite. Très exposé à une forte érosion marine, le site était attaqué par la mer depuis plusieurs années, relâchant régulièrement des déchets de toute nature. Par ailleurs, un grand secteur de production conchylicole se situe à proximité immédiat de la décharge. Face à ce constat, le Conservatoire du littoral a acquis les terrains concernés afin d’y engager une démarche de réhabilitation du site par l’excavation totale des déchets et le remodelage du sable en place. Les travaux ont été réalisés entre novembre 2017 et février 2018 avec un financement de l’Agence de l’Eau Seine Normandie.


Un suivi environnemental par des analyses physico-chimiques

Conjointement, le SMEL (Synergie Mer Et Littoral) et LABEO ont été sollicités dans le cadre d’une prestation (Marché public) pour la réalisation du suivi environnemental du démantèlement. Le SMEL a réalisé la conduite du suivi, les prélèvements et les mesures in situ. LABEO a effectué les analyses physico-chimiques. Le suivi a porté sur 4 stations dans le havre, une station en amont, une en face de la décharge et deux en aval; l’eau et le sédiment ont été prélevés puis analysés. D’autre part, 5 points de suivi ont été réalisés sur les moules. Ces prélèvements ont eu lieu avant, pendant et après les travaux.

Moins de métaux dans les sédiments après le démantèlement

Avant travaux, les résultats obtenus sur les sédiments montrent clairement des concentrations en métaux plus importantes juste en face de la décharge de la Samaritaine par rapport aux autres points de suivi, notamment en cuivre et en plomb montrant une pollution potentielle et/ou ancienne. Ces concentrations (cuivre et plomb) diminuent fortement après travaux. La quasi-totalité des autres résultats obtenus sur le biote (moule) est cohérente avec les concentrations connues dans ce secteur. On notera néanmoins dans les moules une forte augmentation du 4-tert-butylphénol et du BDE 28 durant les travaux sans pour autant faire de corrélation directe.

Les bio-indicateurs ne montrent pas de différences entre les points de prélèvement

A partir des prélèvements d’eau de mer réalisés dans le havre de la Vanlée, la qualité a été évaluée à l’aide de deux types de bio-indicateurs : bactérie et développement larvaire. Le test Vibrio fischeri est une technique normée (NF EN ISO 11348-3) basée sur le développement des bactéries de type vibrio.  Le test larvaire est basé sur le développement des larves d’oursins durant les premières 72 heures de développement. Ce test n’est pas normalisé mais il a fait l’objet d’une publication scientifique par le SMEL (Petinay et al., 2009) et il est couramment utilisé en écotoxicité. Les résultats ne montrent pas de différences entre les eaux analysées qu’elles soient en amont, devant ou en aval de la décharge.

Un suivi environnemental assisté par le drone

Le SMEL a réalisé un total de 20 vols de drone sur le site avant, pendant et après travaux. Pour chaque vol, environ 150 photographies ont été prises à la verticale afin d’obtenir une ortho photographie du site. Puis, 80 photos sous le même angle ont été prises et enfin d’autres photos spécifiques, soit un total de près de 5600 photographies sont disponibles. Ces images ont permis un suivi particulièrement fin de l’évolution des travaux et du trait de côte sur ce secteur. Ainsi, l’état initial et l’état après travaux peuvent être comparés.

Réalisation d’un film d’illustration du démantèlement

Le drone a permis également de réaliser de nombreuses prises de vues des travaux et du havre de la Vanlée. Ainsi, un montage a été réalisé par le SMEL pour illustrer ces travaux. Il peut être visionné sur ce site.

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