Vers un suivi des élevages de palourdes ?

Publié le 16 juillet 2018 | Cultures marines, Nos travaux |
Dans la continuité du programme PARADIS, qui proposait de réactualiser les informations sur le lien entre l’élevage de palourde et l’endofaune des sédiments de l’archipel de Chausey, Le SMEL a proposé à la profession vénéricole de poursuivre les suivis concernant la croissance des palourdes en élevage. Inscrit dans son plan d’action jusqu’en 2019, l’objectif est d’identifier des indicateurs de suivis qui puissent être utiles à la profession pour ensuite évaluer la pertinence d’un suivi pérenne qui pourrait compléter les réseaux d’observation déjà existants.


Poursuite d’une partie du programme PARADIS

Au cours du programme PARADIS, un suivi de croissance des palourdes en élevage avait été mis en place afin d’obtenir les informations nécessaires à la compréhension de la dynamique de productivité. En parallèle des suivis environnementaux effectués concernant l’évolution des banquettes à Lanice et de l’endofaune associée, ce suivi proposait d’évaluer la productivité des palourdes sur des cycles entiers d’élevage, dont les durées sont d’environ 3 ans.

Choix des indicateurs

Cette évaluation repose essentiellement sur la problématique de croissance. L’objectif principal était ici de mettre en place une structuration d’observations permettant d’acquérir des données de la dynamique de croissance, données qui à l’heure actuelle n’existent pas sur cette activité économique.

Identification des stations de suivi

Dans le cadre du programme PARADIS, les stations de suivi des élevages étaient réparties sur les concessions de la SATMAR, implantées sur l’archipel depuis 1989. Cette stratégie a été choisie afin de confronter ces données avec l’historique de production acquis par cette société et de profiter du recul dont elle dispose.

La poursuite des observations concernant la croissance de palourdes se déroule donc sur ces concessions de manière à bénéficier des données initialement acquises dans le cadre du programme PARADIS.

Stratégie d’échantillonnage

Ainsi, un suivi saisonnier de la croissance linéaire des palourdes a été mis en place par le biais d’échantillonnages terrain. Ce suivi est réalisé sur les cheptels des professionnels à partir des semis réalisés au printemps. Jusqu’au début de l’automne, les naissains de palourdes sont protégés par des filets protecteurs contre la prédation. Au cours de cette période aucune mesure n’est effectuée. Ensuite, dès la levée des filets, des échantillonnages basés sur une réplication de cadrats de surface connue sont effectués pour réaliser les mesures de longueur des individus. Ces mesures sont ensuite réalisées régulièrement à l’issue de chaque saison sur la durée d’un cycle entier de 3 ans.

Premiers résultats acquis

Les données sont acquises depuis 2015 et à ce jour, 3 cycles consécutifs ont pu être évalués. Ainsi, les palourdes issues des semis 2015, 2016 et 2017 ont pu être étudiées.

Ce suivi a permis de connaitre la dynamique annuelle de la croissance des palourdes sur l’archipel des Iles Chausey et de commencer des comparaisons interannuelles de cette dynamique. En fin de cycle, les derniers échantillonnages terrain sont réalisés avant récolte et sont complétés par des échantillonnages des palourdes récoltées par les professionnels afin de caractériser les produits commercialisables.

 

Ce travail a permis de valider la méthode d’évaluation attestant que les données acquises étaient conformes aux informations et observations des vénériculteurs.

Perspectives

Disposant désormais d’un outil opérationnel, une réflexion sera menée en collaboration avec les vénériculteurs et les représentants professionnels pour décider de la mise en place effective d’un tel réseau. S’il se met en place, ce réseau pourra entre autres être l’ossature sur laquelle pourront se greffer d’autres indicateurs jugés pertinents pour les professionnels (qualité des produits, suivi des densités, suivi de la maladie de l’anneau brun, lien avec les gisements côtiers etc.). Cette réflexion est initiée en 2018 pour un déploiement potentiel effectif à l’issue de cette première phase qui court jusqu’en 2019.

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