Les bio-indicateurs au service de l’économie maritime normande

Publié le 28 juin 2016 | Mer & Littoral, Nos travaux |
Depuis plusieurs années, le SMEL a mis en place différentes méthodes de qualification de l’eau de mer en utilisant des bio-indicateurs (larves d’oursin) et des bio-accumulateurs comme les moules, les huîtres, les éponges (programme SPONTOX, BIOTE)… . Des plateaux techniques et des moyens d’intervention importants sont nécessaires pour produire ces organismes. L’utilisation d’échantillonneurs passifs, en augmentation depuis quelques années, doit être évaluée (programme ECUME en collaboration avec l’IFREMER, programme CAPA en collaboration avec le LABEO) mais pourrait permettre de s’affranchir des difficultés rencontrées avec les indicateurs biologiques classiques. Ces outils peuvent intéresser les gestionnaires du domaine public maritime, les professionnels de la mer mais également de grands groupes industriels implantés dans la région.

Les stades larvaires des oursins servent à qualifier l’impact de facteurs chimiques ou physiques sur le milieu marin

La qualité biologique globale d’une eau de mer peut être appréciée par cet outil d’évaluation. La larve d’oursin est un organisme sensible aux polluants chimiques mais aussi à des facteurs physiques tels que les ondes électromagnétiques, ultrasons, rayons X…. Sa sensibilité à ces paramètres est mesurée par le taux de malformation et le taux de mortalité provoqués par l’échantillon d’eau testé. Cette technique a ses limites car les polluants ne peuvent être ni qualifiés ni quantifiés. D’autre part,  il faut maintenir et gérer la maturation des géniteurs (technique maîtrisée par le SMEL) et le temps d’observation des larves sous un microscope est long.

Cette méthode a déjà fait ses preuves sur des études de la qualité de masses d’eaux, l’évaluation de l’impact de détergents sur le milieu marin (étude effectuée à la demande de l’agence de l’eau)…

Un article et une publication sur la méthode d’évaluation de la qualité de l’eau par les larves d’oursin sont disponibles sur le site internet du SMEL : « Les larves d’oursins : un outil d’évaluation de la qualité de l’eau »

Facile à mettre en œuvre, la croissance des micro-algues permet de visualiser rapidement les perturbations du milieu

Les micro-algues sont des organismes unicellulaires qui se reproduisent par division cellulaire. Cette caractéristique en fait un végétal marin très intéressant pour tester la qualité d’une eau de mer. En effet, la reproduction simple et rapide des micro-algues engendre une croissance exponentielle de leur population. Cette croissance de biomasse est évaluée par mesures de la densité optique des échantillons. L’impact d’un polluant ou d’une action physique sur l’eau induit une croissance différentielle des micro-algues.

Au centre expérimental du SMEL, différentes espèces de micro-algues sont maintenues et produites de façon monospécifique. Les principales espèces cultivées en permanence sont : Tetraselmis sp. et Isochrysis galbana, micro-algues vertes de la famille des Chlorophyceae cultivées en permanence pour l’élevage de filtreurs (huîtres). De même, Chaetoceros calcitrans,  diatomée de la famille des Chromophyceae est utilisée pour l’élevage des oursins.

Un partenariat avec la DCNS Research afin d’évaluer l’impact sur l’environnement de solutions techniques innovantes pour lutter contre le biofouling.

Le biofouling est un problème récurrent de l’industrie qui induit des coûts importants. Il existe de nombreux systèmes chimiques ou mécaniques proposant la réduction ou l’élimination de ce fouling. La DCNS Research a demandé au SMEL de tester l’influence de deux systèmes d’anti-fouling sur la faune et la flore marine. Des bio-essais axés sur le développement larvaire de l’oursin et la croissance de micro-algues ont été réalisés. Ceux-ci ont produit des résultats rapides et probants.

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